


mercredi 14 novembre, Eglise St-Laurent, 16h
Est-il imaginable aujourd’hui encore de devoir défendre la musique de Bach comme étant universelle ?
Universel…. « qui concerne le monde entier » nous disent certains dictionnaires. Cela signifierait donc que cette musique appartiendrait à chacun, autant au violoniste jouant sur instrument ancien qu’au vibraphoniste, autant au spécialiste du traverso qu’au saxophoniste dont l’instrument est né deux siècles après Bach, autant à l’organiste jouant sur instrument historique qu’à l’accordéoniste que l’on croyait naïvement pas habilité à aborder un tel répertoire !
Cette démarche, proche de la transcréation n’est pas anodine. Elle consiste à séparer une création musicale de son timbre originel. Nous n’avons cependant rien inventé. Du temps de Bach, il était monnaie courante de jouer une même œuvre avec des sonorités les plus diverses en fonction des circonstances. La transgression est ici symboliquement plus forte parce que la plupart des instruments entendus dans le cadre de cette journée n’existaient pas au XVIIeme siècle.
Alors lâchons-nous l’espace d’un instant et reconnaissons que l’œuvre de Bach garde toute sa force sous les doigts et le souffle de ces jeunes artistes, et puisse même être revisitée par l’inspiration et le talent des musiciens jazz.
Bach réinventé comme si c’était la première fois, tel est la modeste ambition de cet événement !
Hervé Klopfenstein
Directeur général
Haute Ecole de Musique et Conservatoire de Lausanne
16 h Cuivres, classes de l’HEMU site de Fribourg
17 h Accordéons, classe de Stéphane Chapuis
18 h Harpes, classe de Letizia Belmondo
19 h Cordes et guitares, classes de l’HEMU site de Sion
20 h Saxophones, classe de Pierre-Stéphane Meugé
21 h Thomas Dobler (vibraphone) et Emil Spanyi (piano), professeurs à l’HEMU Jazz
La durée des concerts est de 30 à 45 minutes. Détail du programme de chaque concert bientôt disponible.